Samedi 9 juillet. 8h00 du mat.
Ils l’avaient annoncé, ils l’ont fait, le grand tour de Brière cher à Bernard Deniaud.
Gwen vous raconte ici ce périple, vécu de l’intérieur pour les 37 premiers kilomètres, puis comme suiveuse pour la fin.
Avec Siloë comme mascotte tout au long du parcours.






« La Krapadoz en folie »
Il était une fois une course de 65 km qui faisait le tour de la Brière et était organisée par notre ami Bernard, le briéron.
Mais voilà, Bernard s’en est allé sur sa trottinette pour voir un peu plus loin d’autres contrées, si la nature est aussi belle que chez nous.
Et du coup, nous voilà privés de cette belle ballade.
Mais c’était sans compter sur la motivation de deux coureurs, qui autour d’une table et après deux verres de rhum (c’est toujours comme ça que cela commence !) décidèrent de faire de cette course une sortie entre amis, histoire d’en profiter encore plus par une belle journée d’été.
Ainsi débuta la krapadoz en folie (véritable folie ,diraient certains, de vouloir faire 65 km sans entrainement )
Ont participé à cette aventure :
Yann Le Carveze , pascal Béranger et Thierry Rangde dans les rôles principaux,
Manuel Manceau, Arnaud Blondel, Jacques Saugéra, Gwénola Béranger, Denise Gourde et Christophe Nicol dans les seconds rôles,
Sandrine et Siloë Blondel, Nicole Saugéra, Sylvain Dahéron, Marie Christine Le Carveze, Sabine Poncet et Patrick Guichard comme figurants, indispensables pour la logistique et les ravitaillements.
Samedi 09 juillet, 7h45 : 7 coureurs se retrouvent sur le parking de la Chaussée neuve pour le départ d’une sortie peu banale en Brière.
Les calèches et les chalands sont laissés de côté et les chaussures et camels back sont prêts.
Nicole récupère quelques affaires et les ravitaillements pour le pique nique puis, après de brèves consignes sur le lieu de notre prochaine rencontre, file à son rendez vous à St Nazaire.
8h 00 : c’est parti . La journée s’annonce plutôt belle, sans pluie ni trop de soleil. Le rythme est un peu rapide, mais c’est sans doute l’euphorie des premières foulées.
Direction « les fossés blancs » à un vingtaine de kilomètres, où Jacques et Arnaud seront récupérés par Nicole.
Au bout de quelques kilomètres nous entrons dans les marais et le ton est donné : une première barrière d’eau à traverser. Tout va bien, personne ne se noie ! Les chaussures font flip, flop.
Ensuite, c’est une succession de chemins en bordure des canaux qui nous permettent d’admirer la faune en éveil et une végétation verdoyante.
A part quelques hérons et ibis qui nous surprennent par leur envol, c’est le calme absolu.
De ci, de là, une écrevisse tente bien de nous montrer ses pinces mais cela ralentit à peine notre avancée.
Et nous continuons, au rythme des explications de Yann, quant à l’introduction des écrevisses en Brière, un peu plus loin des ravages que fait la jussiée (importée des tropiques par les aquariophiles) et qui doit être arrachée à la main pour ne pas envahir les marais ,ou encore de la fabuleuse histoire de la duchesse Anne de Bretagne et de son carrosse, qui eut bien des conséquences sur le partage de la Brière aux différentes communes.
Comme quoi on en apprend des choses en courant !
Avec tout cela on ne voit pas le temps passer et au bout d’un peu plus de 2h 30 de course entre herbe, eau et chemins nous voilà arrivés à notre première étape.
Nicole arrive juste à l’heure. Arnaud et Jacques se font une petite toilette, nous une petite pause pipi.
Nous repartons à 5, direction Crossac, à 17 km, pour le pique nique.
La bonne humeur est toujours là, les jambes encore assez souples. Yann nous annonce une partie difficile avec des herbes hautes (pas facile pour les petites jambes !) mais en fait c’est un véritable boulevard qui nous attend ; l’herbe vient juste d’être fauchée et du coup c’est sur une moquette bien épaisse que nous avançons.
On voit au loin les clochers de,St Lyphard, St Malo et Crossac : faut pas se tromper de direction.
Au bout de quelques kilomètres, Manu commence à avoir les jambes lourdes (normal après une nuit de travail et très peu d’entrainement ces dernières semaines). On ralentit l’allure, puis on marche un peu.
Aller, plus que 8 km avant la pause.
En passant, un petit bonjour à Christian, célèbre éleveur de chiens du coin dont Yann vient juste de nous parler.
Yann, commence sérieusement à avoir faim (faut dire qu’il n’a pas mangé ce matin) mais n’arrête pas pour autant ses explications riches d’informations. Un vrai guide touristique ambulant.
Au loin un petit bois et au fond le clocher de Crossac. Aller Manu, on y est presque ; plus que 2 km avant le rond point tant attendu. On passe près de la salle des fêtes où des tables sont dressées avec tout ce qu’il faut pour une bonne bouffe. Mais non, c’es t pas pour nous. On continue. Ah , la route et … un peu plus bas le rond point et le parking.
Et ils sont là : Sandrine, Siloë, Arnaud ( que Nicole à déposé avec nos sacs), Denise et Sylvain ( venu nous faire un petit coucou en moto).
37 km de faits. En ce qui me concerne, c’est l’arrêt prévu (faut pas abuser des bonnes choses ).
Manu est rincé et décide d’arrêter là la partie de plaisir.
Thierry (un peu fatigué) décide tout de même de pousser jusqu’à la prochaine étape : A Aucard, chez Sabine et Patrick, dans 18km.
Pour l’instant, repos et apéro : Arnaud débouche une bouteille de Clrairette et sort les amuse bouche pour son anniversaire.
Yann se jette sur son sandwich tant attendu. Manu mange le sien et fait une petite sieste dans l’herbe.
Thierry savoure sa gamelle de nouilles, qui va lui redonner des ailes.
Bon, c’est pas le tout, mais il va falloir repartir. Denise se prépare et Arnaud ressort ses chaussures mouillées : pas le top !
Sylvain repart sur sa moto pour rejoindre sa petite famille.
Quant à moi, je suis tout de même bien contente d’arrêter là et l’idée d’un bon petit thé chez Sabine et Patrick me décide définitivement.
14h00, c’est reparti pour nos 5 coureurs : Yann, Pascal, Thierry, Denise et Arnaud.
Nous les retrouverons chez Patrick et Sabine.
Entre temps ils auront fait une petite halte à St Malo de Guersac, ou Marie Christine aura apporté le sandwich spécial K de Yann préparé par Angélique ( sa fille)
Nous rangeons toutes les affaires dans la voiture. Nous installons Siloë et Manu derrière pour leur sieste et Sandrine nous conduit à Aucard.
Comme d’hab, sommes bien accueillis par nos hôtes qui nous préparent thé et café.
Nous avons à peu près 2h à attendre.
Décidons finalement de retourner chercher des voitures à la Chaussée Neuve, car une seule voiture serait un peu juste pour 6.
C’est parti, direction St André par les petites routes.
En arrivant, tombons pare choc contre coureur qui a une belle allure : forcément, c’est notre ami Crhistophe qui, cartes en mains, essaie de rejoindre les gars en sens inverse. Pas gagné car ils ont pris du retard. Décidons de l’emmener avec nous jusque chez Patrick pour qu’il fasse la dernière étape avec eux (cela va les booster un peu).
16h30 : arrivée de notre petit groupe de coureurs pas loin de Aucard . Christophe et moi allons à leur rencontre pour les amener chez Patrick ou les attend un goûter tant attendu.
Les jambes commencent à être un peu raides pour certains, mais la bonne humeur est toujours là, c’es t que tout va.
Après 30 minutes de pause, plusieurs parts de gâteau, thé, coca et café, Yann, pascal, Thierry ( et oui, il repart aussi) accompagnés de Christophe cette fois, repartent pour l’étape finale, soit 11 km.
Laisse nos hôtes ranger et file vers l’arrivée , suivie de Marie Christine, tandis que Arnaud et Sandrine repartent avec Denise a St Nazaire.
Profitons des quelques rayons de soleil du soir, assises au bord du canal, en attendant nos coureurs.
18h00 : Arnaud et Sandrine sont de retour avec Siloë (notre petite mascotte ne manquerait pour rien l’arrivée des coureurs)
Allons jusqu’au belvédère, sur le pont où nous avons une superbe vue des marais.
U n troupeau de chevaux se ballade tranquillement dans les marais. Au loin tout à coup, j’aperçois une tâche rouge, puis une noire, suivie d’une grise et d’une orange. Ils arrivent ; ils sont à environs 800 mètres et se rapprochent à petites foulées. Un cheval leur barre le chemin, mais que « n’hennit », rien ne les empêchera de franchir la ligne d’arrivée.
Et c’est accompagnés d’une vingtaine de chevaux, d’un envol d’oiseaux et de nos applaudissements que nos 4 coureurs franchissent la ligne improvisée, mais bien réelle de l’arrivée de leur superbe ballade.
Embrassades, rires … émotions tout y est.
Et surtout une belle aventure d’amitié à laquelle chacun à pu participer et contribuer comme il pouvait.
Une petite bière bien méritée pour trinquer à cette belle journée et ……. Plein de superbes souvenirs pour alimenter nos rêves à venir.
Un grand merci à tous ceux qui ont participé à cette belle aventure d’amitié et de course.
Gwen.