Tout droit revenu de sa diagonale des fous, jean Marc nous a concocté une petite course autour de chez lui. Seulement, voilà, comme il a voulu corsé un peu l’affaire il nous a lâchés dans la nature par équipes de deux (ou trois) avec pour seuls repères une carte et des balises (à récupérer). Et en plus, on n’avait même pas le droit de choisir notre co-équipier pour compter sur son sens de l’orientation. Bon, au moins on sait dès le départ qu’il va falloir être vigilant. Y’en a qui rigolent déjà en voyant les équipes de choc qui sont tirées au sort ! Le ton est donné tout de suite. On nous embarque dans le fourgon, destination la ligne de départ près de la Vilaine et va falloir qu’on se débrouille pour rentrer à la maison. Rapide débriefing de jean Marc et nous voilà livrés à nous-mêmes. Jean Baptiste et moi avons tiré le numéro 4 et pour l’instant tout va bien, on a récupéré notre sac (caché derrière un buisson) avec notre précieux sésame : la carte qui doit nous ramener à la maison, si on arrive à la lire, en passant bien par les 14 balises numérotées que notre cher organisateur avait soigneusement cachées à différents endroits du parcours. Yann (habitué des raids) part comme un bolide, mais c’était sans compter sur son co-équipier, l’amiral, qui pris d’une très grosse envie l’oblige à s’arrêter le temps de se soulager. Et oui, c’est aussi cela la course d’équipe ! Les trois fous furieux, Pascal, Christophe et Bernard s’élancent à la recherche de leur première balise, tandis que Nadine et Arnaud, la jouent tranquille et suivent le peloton. Pour l’instant, ça semble facile, on suit le chemin. Enfin presque, car il faut descendre sur la plage où doit se trouver la première balise. Tout le monde se précipite (à part Yann et l’amiral qui n’en n’a pas fini de se soulager). On est tous au coude à coude et puis … Vlan, c’est la chute. Jean Baptiste fait une superbe glissade, les lunettes en vrac, le stylo qui s’envole et les fesses sur les rochers. Mais bon, plus de peur que de mal, on repart tranquille. La première balise est trouvée, on file vers la deuxième, puis la troisième …. Les paysages sont magnifiques sur les chemins côtiers, le vent souffle juste ce qu’il faut pour nous réveiller de la nuit de fête pas encore bien récupérée et nous voilà déjà à la 5ème balise. Tiens, c’est bizarre d’ailleurs on est les premiers et on ne voit plus personne derrière nous. On continue sur la côte pour trouver la 6ème balise. En route pour la 7ème qui doit normalement se trouver dans une grotte sur la plage. On y file .Ben oui, mais des grottes, y’en a plein. Tant pis on les fait toutes. Rien, pas la moindre balise ! On fait demi tour, les 3 fous furieux arrivent et fouinent partout, sans succès, puis Yann. J’aperçois une grotte qui s’enfonce. Je plonge, je rampe jusqu’au bout mais toujours rien. Et les autres cherchent toujours. Tant pis, on laisse tomber et on file vers la n° 8. Yann nous rejoint et on fait un bout de chemin ensemble pour retrouver l’amiral. Au fait « tu l’as trouvé la balise ? » « Ben oui » il me dit en riant. Je le crois pas et on continue d’avancer vers la suivante qu’on trouve rapidement. Allez, c’est reparti, le rythme est bon. Tellement bon, qu’on rate la numéro 9. On revient sur nos pas et on se retrouve à nouveau avec Yann (qu’a encore perdu l’Amiral) et qui lui aussi cherche la 9. On tourne dans tous les sens, mais pas moyen de la trouver. C’est bizarre, elle devrait être là. Et les autres, où ils sont ? Sans doute déjà passés. J’appelle Jean Marc : « on trouve pas la 9 ». « Ben oui, j l’ai enlevée, j’croyais que vous étiez déjà passés » « Ben non, on s’était trompé, on a fait demi tour » « Tans pis, filez à la 10 ». Allez, on y file, vive l’aventure. Une fois de plus pas de balise, mais toujours notre ami Yann, qui n’a toujours pas retrouvé son copain…) Après 15 minutes d’allez et retours dans les chemins qu’on connait si bien qu’on finirait par les parcourir les yeux fermés, Jean Marc nous appelle pour nous dire qu’elle a été prise par l’équipe des trois. Allez, ça continue. Va falloir essayer de se repérer pour aller vers la 11 sans trop de détours. On avance dans un sens, mais non c’est pas le bon ; on revient sur nos pas. Allez, on tente ce chemin qui doit nous ramener vers la mer. On sent le vent du large qui nous attire et la pluie commence à tomber plus sérieusement. On avance Ah, voilà la route : à droite ou à gauche ? On a du mal à se repérer sur la carte car on n’y voit plus très clair et l’encre commence à baver avec la pluie. Je propose à droite. Au bout de quelques kilomètres, cela nous semble un peu loin. Une voiture ; on l’arrête pour demander des infos. En fait on est l’opposé de notre direction. Tans pis, on fait demi tour et continuons sur la route. Jean Marc nous rappelle pour nous demander où on est. Depuis plus de deux heures que l’on court, certains sont déjà en train de prendre un café et les autres ont presque fini. « On est sur la route, on arrive à la pointe du Bile ». OK, il nous attend à la balise 11 qu’on atteint finalement par la plage. La 12 est pas loin et on l’atteint sans encombre. Pas la peine d’aller à la 13, elle a disparu. Bon on file vers la 14, mais la nuit commence à tomber et on arrive de moins en moins à voir sur notre carte, malgré nos frontales. On prend les grands axes, pour arriver à l’entrée de Pont Mahé. On passe le camping, tournons à gauche et nous enfonçons dans les marais. Sympa la vue, même à la nuit tombante. Ca monte un peu ; on arrive dans un petit hameau de maisons en pierre. Ca sent les écuries, on approche du bercail. Ca y’est, plus besoin de la carte, on voit la maison. Les autres sont tous là (même l’Amiral) changés et ravitaillés. On est les heureux derniers après 3 heures de folle ballade et de bonne rigolade pour cette course d’équipe qui aura bien fait 22 à 23 km au lieu des 15 prévus. Bravo à tous les autres qui ont su arriver à bon port et surtout à Nadine et Nono qui ont largement fini en tête et ont dû nous attendre (pour une fois). Quant à la fameuse balise 7, que seul, Yann avait trouvée ….. il l’avait embarqué avec lui l’animal. Moralité : Sur les courses d’orientation, méfiez vous des autres et ne comptez que sur votre équipier.

Un grand merci à Jean Marc pour ce superbe après midi et cette initiation à un autre genre de course ou tous les sens doivent être en éveil et ou il ne suffit pas de courir pour avancer. Une expérience que nous espérons renouveler très prochainement. Gwen